The Overblowers

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Extraits de l'album :

Publié par The Overblowers

"L'overblow, c'est en partie dans la gorge, en partie dans l'estomac, pas mal dans la mâchoire, et beaucoup dans les tripes", et la tête alouette !

On en a déjà parlé, comme toutes les autres notes de l'harmonica, l'overblow (ainsi que l'overdraw) peut être entièrement maîtrisé avec la langue.

C'est bien pour ça qu'il n'y a pas besoin de forcer.

Je sais que certains se demanderont si je n'exagère pas un peu sur les bornes des limites (je le sais parce que moi non plus je n'y ai pas cru au début ah ah).

"Allez, au moins pour les overdraws ? on force un peu ... hin ? hin-dis-que-c'est-vrai ?"

Non non non, même les overdraws peuvent se jouer uniquement avec la langue. Ca permet de mieux maîtriser le souffle, l'attaque, la justesse de la note, son intensité, et son placement rythmique.

 

"- et pour le 1 overblow ?"

Ah ! Bonne question !

La très grande majorité des harmonicistes joue le 1° avec une attaque de gorge (enfin, pour ceux qui le jouent, je veux dire). Ils prononcent une sorte de "k" long, et ne pourraient pas sortir la note sans cette attaque.

En fait, plus j'avance techniquement, et plus je me rends compte que l'on peut prendre cette même position, mais en avançant un chouilla la langue, sans avoir à racler la gorge.

Premier intérêt : la note se déclenche plus vite.

Deuxième intérêt : elle est plus juste car naturellement plus haute.

Troisième intérêt : on obtient un vraie note, pas un espèce de truc raclé en fond de gorge.

Ceci dit, je ne pense pas que l'amélioration du 1° soit la première des priorités. Commençons déjà par sortir de jolis overblows, doux et précis.

 

Mon conseil du jour : concentre-vous sur le 6°. Essayez d'obtenir cette note avec le moins d'air possible, et en ne bougeant que la langue.

Contrôlez la justesse à l'accordeur.

La partie medium de la langue avance pour hausser la note, recule pour la baisser. Le bout de la langue ne doit pas être utilisé pour la justesse, uniquement pour l'attaque.

Essayez de bien dissocier l'avant de la langue, de la partie medium.

Avec le bout de la langue, articulez la note en prononçant "Te". Doucement ! On peut dire "Te" doucement que diable !!

 

Les autres mythes ici

Overnotes : mythes et réalités n°3

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jp 06/11/2013 16:49

Félicitations Jersi ce blog est très intéressant !
Et le contrôle de la Luette dont personne ne parle ?
Peux-tu souffler un overblow et souffler par le nez en même temps ?

jp 08/11/2013 14:14

Salut Jérôme,
C'est avec grand plaisir que j'échange ici, de retour après deux ans d'absence harmoniciste suite à mon départ en retraite mal vécu, construction d'une maison et reprise d'un travail.
Je te propose une autre expérience intéressante;
Sur la base d'un harmonica étanche et bien réglé "gap".
Tu joues un 4 ou 5 soufflé pas d'importance, très doucement depuis le bas de la colonne d'air ( en rentrant doucement le ventre (pour les débutants)), tu laisse la langue au repos et dans la foulée tu fermes la luette et comme par miracle un overblow se fait entendre !
il est bien modulé, la pression est un peu trop forte, la note est fausse, il manque l'outil final de réglage; LA LANGUE !!!
Celle ci bien positionnée va permettre un réglage fin de la pression et du débit dans l'instrument, donc l'obtention et la justesse de plusieurs overnotes.
Tout cela pour dire, pas uniquement la langue, la conjugaison de l'ensemble colonne d'air, étanchéité interne, ajustage possible dans le but final de fermer la lamelle opposée et faire vibrer à la bonne fréquence la lamelle active.
Dans un sens pour les overblows dans l'autre pour les overdraws. CQFD
A suivre nous pouvons réfléchir à la différence de comportement de la luette suivant le souffle ou l'aspiration.
à bientôt sachant que tu sais déjà tout cela.
jp

JersiMuse 08/11/2013 08:59

Ah oui, tout à fait. C'est exactement ce que je fais en tous cas.
Et, tu as raison, il faut trouver comment bien contrôler cette ouverture / fermeture pour que l'enchaînement note naturelle / over / note naturelle se fasse en douceur.
Il faudra que je pense à faire un article sur le sujet un jour, merci pour l'idée et l'explication physiologique !
L'amusant est que suite à ton message, j'ai essayé de faire l'inverse (souffler par le nez en même temps que l'overblow), ce qui n'est pas évident, mais du coup le passage avec la note naturelle est encore plus doux.
Idée à creuser donc.
A bientôt, et merci pour tes messages,
Jérôme

jp 07/11/2013 22:37

Salut les amis,
Simplement préciser ces réalités à obtenir les "overnotes" !
Entièrement d'accord sur ton récap de mythes et réalités !
La luette ferme le nasopharynx, le passage d'air par le nez est bloqué !
Je joue un overblow sans forcer, bien modulé, bien juste, je libère le passage par la luette la pression tombe et je reviens directement à la note "naturelle" !
Je n'affirme pas qu'il faut une étanchéité totale par cet organe, mais son fonctionnement réflexe et commandé demande de l'attention pour le jeu chromatique.
non ?

JersiMuse 07/11/2013 11:35

Merci JP !
Amusant ta question. Je viens d'y passer un moment, j'ai bien l'impression que j'arrive à le faire, mais c'est vraiment pas naturel.
As-tu une idée derrière la tête avec cette question ?

Musashi 07/10/2013 22:08

Et le 10** ?
Hein, tu ne vas pas me dire que tu forces pas pour le 10** ?

Perso, j'ai l'empression de forcer mes dents a sortir de ma machoire en les poussant avec ma langue les rares fois ou je réussi à déformer le son du 10* en bruit que l'accordeur reconnaît comme un 10**.

Presque sur que je ne suis pas assez étanche et de ne pas avoir un diaphragme suffisamment musclé pour contrôler comme il faudrait cette note.
...
Ça manque d'exercice de yoga pour développer un diaphragme de bodybuilder ce blog !

NB: Je ferai mieux de bosser l'homogénéité de mes positions de langue pour sortir les over avant de vouloir sortir un 10**. J'ai le sentiment que tant qu'un glissé 4*;5*;6* sans devoir ajuster ma langue ne sera pas possible, je serai pas capable de m'attaquer aux 10**.
Mythe ou réalité ?

Musashi 08/10/2013 15:18

Oui, oui, je jo... souffle en Lydien.
Et les bend d'over, je m'y essaye mais ce n'est pas ça. Les notes sortent sur pas mal d'over tant bien que mal (tous sauf le 10) mais je suis loin de pouvoir les maintenir juste et encore plus loin de pouvoir attaque directement à l'envie dessus. Sauf peut être le 7** que je maîtrise un peu mieux justement vu que tu m'y fait penser à force de passer du temps sur le thème de la promesse de Clovis (et la encore, c'est pas bien glorieux).

Je pense que ce ne sera qu'une question de temps et de boulot pour obtenir la précision nécessaire aux double over quand le temps sera venu pour les bosser sérieusement. Si ce moment viens. Sauf le 10**. Celui la reste mystérieux, pour l'instant, en terme de rendu sonore comme d'obtention.
De toute façon, ça viendra après "sortir des over simple et juste" quelque soit le contexte de s'attaquer aux double over avec rigueur.
C'est juste que là où j'en suis, l'idée même du 10** me semble appartenir aux domaine du mythe là où les autres baignent aux large d'une mer d'huile de coude dans laquelle je ne fait que patauger.
D'où ma question.

En tout cas, je retiens "au clair de la lune" en Db et j'irai voir ton YouTube pour celui de Chopin.

JersiMuse 08/10/2013 08:33

Je vais t'avouer un truc (mais ne le répète à personne hin) : je ne joue pas le 10°°.
Déjà que je n'utilise jamais le 10° ...
Je viens d'essayer brièvement (à 8h du mat, c'est les voisins qui seront contents !), je ne force pas pour le 10° et je commence à pouvoir le hausser sans forcer, mais je n'arrive pas jusqu'au 10°°.
Avec une excellente technique, je pense que ça doit être faisable sans forcer, mais il faudrait demander à Sébastien Charlier pour être sûr.

Pour le 4° 5° 6°, tu joues sur un accordage Lydien ? Je ne savais pas que tu faisais partie du club ;-)
Une bonne façon de parfaire sa technique à mon avis est de travailler les bends des overblows (mais tu dois déjà faire ça nickel, n'est-il pas ?). Ca permet de bien sentir les possibilités de mouvement de langue.
Une autre façon est de prendre un morceau qui ne supporte pas l'écart de timbre ni d'intensité. Je me rappelle d'un morceau de Chopin qui m'avait fait beaucoup de bien (il doit être sur mon youtube), ainsi que La Promesse de Clovis, du Blues & Beyond, où en m'écoutant sans accompagnement, je me suis rendu compte qu'il y avait encore du boulot sur le 6°.
Même sur un morceau très simple, une comptine, ça marche très bien. Si tu peux jouer au Clair de la Lune en Db sans qu'un enfant te dise que c'est pourri, t'as gagné :-) Tu peux ensuite essayer en Ab à partir du -6'.